Le blogue d'Idéactif
28 avril 2009
Web Analytics & Utilisabilité: 5 à 7 UX du 30 avril
Je serai jeudi au 5 Ă 7 UX d’UtilisabilitĂ© QuĂ©bec. Ces rencontres bimestrielles se veulent un lieu d’échange agrĂ©able et dĂ©contractĂ© pour les professionnels oeuvrant ou ayant un intĂ©rĂŞt pour l’utilisabilitĂ©. En avril, l’invitation a Ă©tĂ© lancĂ© Ă©galement aux spĂ©cialistes en Analytique Web (Web Analytics), puisque la thĂ©matique porte sur «Le Web Analytics : Un complĂ©ment Ă l’ergonomie?». La formule est simple : Un participant dĂ©marre la soirĂ©e en soulevant quelques enjeux pour susciter une conversation. Ce mois-ci, Philippe Alengry, apportera son point de vue et proposera des utilisations dans le cadre d’une dĂ©marche ergonomique. Place ensuite Ă la discussion et au partage d’expĂ©riences. Gratuit et acessibles Ă tous. Les places sont limitĂ©es, il faut rĂ©server Ă partir du site d’UtilisabilitĂ© QuĂ©bec. Profitez-en aussi pour joindre le groupe Facebook 5 Ă 7 UX.
24 avril 2009
La qualitĂ© de l’expĂ©rience utilisateur ne se limite pas au web
C’est un secret de Polichinelle que ce qu’on appelle « l’expérience utilisateur » (dérivé de l’anglais User Experience) ne se limite pas à la seule utilisation d’un site web. Plusieurs entreprises et consultants, américains en particulier (Mark Hurst et son Creative Good, le collectif de Adaptive Path pour n’en nommer que deux), pratiquent une version du User Experience qui est beaucoup plus holistique et qui s’étend à tous les points de contact entre un organisme et un utilisateur (qu’il soit consommateur, fournisseur, citoyen, etc.)
IdĂ©actif, dès 1999, a Ă©tĂ© la première entreprise au QuĂ©bec Ă dĂ©laisser l’ergonomie cognitive pure en faveur d’une vision beaucoup plus holistique intĂ©grant entre autres la recherche marketing, les besoins d’affaires, le design, la techno, etc. L’expression « expĂ©rience utilisateur » n’existait d’ailleurs pas en français et on a mĂŞme suggĂ©rĂ© Ă l’OLF de l’ajouter Ă son Grand Dictionnaire, ce qu’ils ont fait en 2002 (j’ajouterais bien le lien vers la fiche, mais encore un site avec des URL non-adressables, des liens javascript et mĂŞme des frames!) Au dĂ©but, le web d’entreprise Ă©tant encore dominĂ© par les technos, les entreprises qu’on approchait Ă©taient perplexes. Parmi elles, celles oĂą le secteur interactif Ă©tait plutĂ´t dirigĂ© par des tĂŞtes « marketing » apprĂ©ciaient immĂ©diatement notre façon de voir. Sonder l’avis des consommateurs et les observer, c’est le pain et le beurre des gens de marketing. Pourquoi pas faire la mĂŞme chose pour son site web?
Là où ça blesse, c’est qu’une fois qu’ils ont écouté et observé les consommateurs, les gens de marketing vont souvent deviser des techniques pour capitaliser sur les faiblesses plutôt que sur les forces des consommateurs. Un exemple? Le reportage de l’émission La Facture du 14 avril 2009, à Radio-Canada, sur les tactiques de publi-postage de Reader’s Digest Canada dans le but de réaliser des ventes et des profits bien au-dessus des normes acceptables auprès de certaines clientèles vulnérables (personnes âgées dans le cas du reportage en question.)
Un prof de marketing interviewé durant le reportage a souligné que toutes les tournures de phrases, tous les mots et les designs utilisés dans leurs publi-postages sont continuellement testés pour augmenter leur efficacité, i.e leur pouvoir à convaincre une cible potentielle à débourser des sommes importantes pour des motifs plus ou moins rationnels. C’est drôle, c’est exactement ce qu’on suggère à nos clients (testez, testez), mais pas dans le but de tromper ou de profiter des faiblesse des gens, mais plutôt pour des motifs de réelle efficacité, celle qui permet d’augmenter leurs revenus tout en assurant que l’expérience d’utilisation soit franchement la meilleure possible pour leurs utilisateurs (clients, citoyens, participants, etc.)
Le déclencheur de la réflexion ci-dessus provient (encore) de mon aventure dans le merveilleux mondes des concessionnaires automobiles. On croit généralement que leurs pratiques commerciales se sont améliorées au fil des années, et c’est probablement vrai. Toutefois, il reste de pénibles bémols que j’ai vécus cette semaine. Dans mon prochain billet, je vous relaterai mon expérience et quelques observations sur la qualité de l’expérience dans ce genre d’entreprise, tous canaux confondus.
21 avril 2009
Magasiner une automobile en ligne
Je n’avais pas visitĂ© de sites Web de fabricants d’automobiles depuis des annĂ©es. Depuis 2004 en fait. Maintenant que je pense Ă changer de voiture, mon premier rĂ©flexe a bien sĂ»r Ă©tĂ© d’aller magasiner les diffĂ©rentes marques et modèles sur Internet. MĂŞme si ces sites semblent avoir changĂ© au niveau esthĂ©tique (beaucoup d’animations Flash), il me semble très subjectivement que l’expĂ©rience d’utilisation a peu Ă©voluĂ©. J’ai principalement consultĂ© les sites de Toyota, Honda, Hyundai, Subaru, Mazda, et un peu celui de Ford. La tâche la plus difficile Ă effectuer sur ces sites demeure sans conteste le dĂ©cryptage des diffĂ©rentes options selon la version d’un modèle. Par exemple, si je magasine une Honda Civic berline, comment faire rapidement la diffĂ©rence entre la version DX, DX-A, DX-G, etc ? Sur la majoritĂ© des sites, on nous prĂ©sente un tableau comparatif de plusieurs dizaines de lignes oĂą on indique ce qui est compris ou non avec chacun des modèles (comme on le fait toujours dans les brochures imprimĂ©es). Il me semble qu’on pourrait faire un effort et nous indiquer les diffĂ©rences entre les versions et ne pas nous obliger Ă passer Ă travers toute la liste des caractĂ©ristiques pour dĂ©couvrir celles qui sont comprises ou non. Mazda a fait un effort en ce sens en prĂ©sentant une liste avec les caractĂ©ristique communes, puis en indiquant seulement celles qui s’ajoutent selon les versions. J’appellerais ça la manière additive d’indiquer ce qui est compris ou non. C’est beaucoup plus facile Ă comprendre d’un coup d’oeil. (j’aurais bien insĂ©rĂ© un hyperlien, mais le site de Mazda ne le permet pas, se contentant de n’offrir qu’un URL indiffĂ©renciĂ© pour toutes ses pages! Incroyable de voir ça encore de nos jours.) Certains autres, comme Subaru, divisent le grand tableau et offrent de comparer seulement deux versions entre elles. C’est une amĂ©lioration, mais ça demeure laborieux. Je rĂŞve un jour de voir une application très simple de visualisation des donnĂ©es: comparer deux versions et simplement indiquer en surbrillance (« highlight ») les diffĂ©rences entre la version A et la version B. Ce serait un jeu d’enfant Ă coder et ça amĂ©liorerait Ă©normĂ©ment l’expĂ©rience de magasinage. J’appellerais alors ça la version diffĂ©rentielle.
Parmi les autres choses Ă amĂ©liorer, l’ajout d’un texte ou d’un tableau qui distingue chacun des modèles (par exemple, quelle diffĂ©rence entre la Honda Fit, la Civic et la Accord pour un nĂ©ophyte?) Les fabricants semblent tous nous prendre pour des « gars de chars » qui connaissons intimement leurs produits. C’est d’ailleur ce qui est est le plus frappant et ce qui a le moins Ă©voluĂ© entre 2004 et aujourd’hui: ces sites sont centrĂ©s non pas sur les besoins des acheteurs, mais bien sur les produits et sur les stratĂ©gies commerciales des fabricants. Pourtant, je soupçonne que ce sont des sites qui sont sĂ»rement parmi les plus visitĂ©s (mis Ă part les sites mĂ©dias). Étonnant, non?
À propos de ce blogue
La conception, l'évaluation et l'optimisation de sites Web constituent le coeur de nos activités quotidiennes. Ce blogue traitera donc principalement de qualité de l'expérience utilisateur, des méthodes d'évaluation, de l'architecture de l'information, du design d'interaction, et d'analytique Web. On y racontera aussi un peu notre vie quotidienne en tant qu'entrepreneurs et consultants Web dans un contexte québécois.
ISSN 1707-911X
