Le blogue d'Idéactif

21 avril 2011

Ma conférence «Les tests d’utilisabilité à l’ère de l’Internet ubiquitaire : toujours pertinents pour les utilisateurs et vous?»

Nathalie Berger @ 10:00

Suite au billet de mon associé, Quelle est la place de l’expérience utilisateur dans un monde connecté en permanence?, et à quelques discussions préalables, j’ai eu envie de pousser plus loin cette réflexion.

J’aurai le plaisir de présenter ma nouvelle conférence à Québec le 12 mai et à Montréal le 3 juin, en réponse à une invitation de l’Association de recherche et d’intelligence marketing (ARIM).

La thématique

Dans un contexte d’Internet ubiquitaire (le web partout à la fois tout le temps), quel est le rôle des tests d’utilisabilité et des tests de l’expérience utilisateur pour votre organisme ou entreprise? Même si la notion traditionnelle d’utilisateur est en très bonne voie de se transformer en une notion d’acteur, de créateur et de vecteur de l’information, les tests utilisateurs conservent et voient même croître leur pertinence. Comment déterminer le bon moment pour les utiliser, parmi d’autres méthodes et outils de captation des données utilisateur?

  • quelle est la différence entre utilisabilité et expérience utilisateur?
  • dans un monde connecté en permanence et aux multiples points de contact, quelle est la place des tests?
  • développer pour des plateformes (mobilité, réseaux sociaux, web, iPad) ou pour des contextes d’utilisation?
  • tests utilisateur à distance, en laboratoire, in situ : lesquels choisir?
  • tester auprès de différents profils (âges variés jeunes/aînés, compétences variées en navigation Web; professionnels/grand public, client/citoyen, employés/employeurs/partenaires; accessibilité)

L’objectif de cette présentation

Le principal objectif de ce déjeuner-conférence est de démystifier le rôle des tests d’utilisabilité et des tests de l’expérience utilisateur, de sensibiliser à cette méthode dans le cycle de développement, afin de (mieux) les utiliser pour évaluer votre site Web (ou autre produit interactif – téléphone intelligent par exemple) auprès des utilisateurs, en cours de design et après la mise en ligne.

Après avoir validé votre produit ou prototype «dans le monde réel», vous êtes en mesure de faire des ajustements basés sur des données réelles d’usage, en combinaison avec d’autres outils de captation des données utilisateur (analytique Web, sondages en ligne), en vue de l’améliorer et de l’optimiser. Le but ultime étant d’offrir aux clients/utilisateurs finaux une expérience utile, efficace et agréable dans un espace interactif convivial répondant à ses besoins, au moment et par le canal de son choix.

Pourquoi, quand et comment procéder?
À l’aide d’exemples concrets, je démontrerai pourquoi, quand et comment utiliser les tests d’utilisabilité et les tests de l’expérience utilisateur.

Je vous invite à vous joindre à nous. Le nombre de places est limité. Pour réserver, voir les détails de l’événement sur le site de l’ARIM.

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13 décembre 2010

Les meilleures pratiques en expérience utilisateur mobile au Québec

Nathalie Berger @ 16:05

J’ai animé un panel sur la mobilité et l’expérience utilisateur au Québec lors de la Journée mondiale de l’utilisabilité (11 novembre) et de Webcom Montréal (17 novembre). En voici les faits saillants.

Visionnez l’entrevue WebcomLive post-panel avec Nathalie Berger et Sandrine Promp Tep :

La mobilité est un domaine en pleine effervescence. Chaque innovation nous invite à repenser l’expérience mobile globale et le design de celle-ci. Pour faire suite à la réflexion de Jared Spool (d’UIE – User Interface Engineering), conférencier international dans le domaine de l’utilisabilité, j’ai été invité par Webcom à organiser et animer un panel sur l’expérience utilisateur (XU / UX) mobile en contexte québécois, à titre de pionnière de l’XU (XU) au Québec. J’ai donc accepté avec grand intérêt de rassembler quelques experts d’horizons très différents autour de cette table ronde stimulante, afin de débattre de ce sujet d’actualité qu’est «l’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile».

J’offre ici un compte-rendu ad lib de nos réflexions communes en débutant par quelques constats et résultats de cas concrets en mobilité (PagesJaunes, Desjardins, ONF, Ericsson), poursuivant ensuite avec des bonnes pratiques et éléments de succès, puis, les tendances et défis à relever. Pour des détails sur les panélistes et le contexte, voir cette page de la programmation de Webcom réservée au panel UX mobile ainsi que celle d’Utilisabilité Québec.

Constats et résultats

  • Pages Jaunes: 1,8M app mobiles téléchargées, 20% des recherches sont mobiles dont 30% génèrent une action sur le site
  • ONF: 20% des visionnements de films en ligne se fait via l’app iPhone et amène du trafic supplémentaire (et non cannibalisation)
  • Desjardins : site Web mobile et app hybride pour iPhone/iPod Touch. Après un mois, l’adoption est de 61 032 utilisateurs actifs, 842 624 transactions, 49 021 téléchargements de l’application pour iPhone/iPod Touch sur le AppStore
  • App iPhone du Groupe PagesJaunes: 400 h de conception et développement pour 8M téléchargements depuis presque un an
  • Coût de développement app iPhone est équivalent à celui d’un site Web
  • Balancer besoins d’affaires et contraintes de développement avec la tâche comme clé primaire de choix

Éléments de succès

  • Intégrer le UX au coeur de son développement dès le départ VS livrer des “features”
  • Chargé de projet TI et équipes de travail sensibilisés à l’ergonomie et au UX
  • Aller à l’essentiel: fonction, contenu et simplicité. Pas de possibilité d’ajouter des fonctions inutiles vu le délai très court du projet
  • Importance d’un bon travail de conception (minimise les correctifs trouvés en tests)
  • Heuristiques ergonomiques (voir présentation slideshare pour une liste)
  • Bonnes pratiques et guidelines d’Apple (mais ne suffit pas car pas encore «matures»)
  • Développeurs expérimentés et «approche Rambo»… dixit Matthieu ;-)
  • Tests itératifs en contextes réels, en plus (ou au lieu) d’en laboratoire
  • Démarche et métho rigoureuse pour pouvoir être créatif et innovant quand c’est le temps dans le contenu et la présentation
  • Ergonomie «de tranchées» pour chiffrer les cas et démontrer le ROI
  • Surveillance et disponibilité des ergonomes pour rectifier le tir au besoin (ex. présentation réduite pour les vieux Blackberry qui rendait les textes presque illisibles)

Défis à relever maintenant et dans le futur

  • Gérer l’ajout de contenus de façon serrée pour ne pas nuire à l’utilisation des fonctions essentielles (gouvernance claire et solide) – « less is more »
  • Maintenir la cohérence de l’interface malgré le nombre d’intervenants impliqués (filiales, départements, etc.)
  • Gérer l’espace pris par la marque («brand») par rapport aux fonctionnalités
  • Développer des personas pour la clientèle mobile
  • Penser mobile, pas web adapté au mobile
  • Plasticité et synchronicité
  • 3 couches de UX : hardware, software (OS), interface/look&feel (transposition, plasticité)
  • Géolocalisation : utiliser efficacement pour améliorer le UX, sans être intrusif auprès du consommateur
  • Maintenir et étendre la compatibilité: iPhone, Android, BB, Windows phone, Palm… Un exemple de succès de déclinaison multiplateforme : Gowalla (voir diapo 16 de la présentation)
  • Défi financier, espoir de standardisation des plateformes
  • Taux de fréquentation et de conversion seront déterminants
  • Application native VS hybride
  • Généricité vs spécificité
  • Poursuivre l’éducation à l’ergonomie en général et à celle du mobile à l’interne (ex. environnement physique très différent entre mobile et PC)
  • L’accessibilité pour population vieillissante, souci plutôt absent actuellement avec “hype” des app mobiles

Défis supplémentaires en contexte de développement «mondial»

Quand on parle de croissance de l’Internet mobile en Amérique du Nord, on pense beaucoup aux téléphones intelligents ou aux tablettes, mais la problématique d’Ericsson est différente. Ericsson travaille avec des opérateurs de télécom du monde entier, livrant des produits multimédia en marque blanche que les opérateurs peuvent personnaliser. Ils livrent des systèmes de TV IP, des sites mobiles, Web, clients mobiles, etc.

  • Couvrir le plus grand nombre de téléphones possibles: de l’écran 128 pixels de large au iPhone (320 pixels). Dans les marchés émergents, les « feature phones » sont encore la très vaste majorité des téléphones.
  • En Inde, 20% de la clientèle cible possède un téléphone avec un écran de 128 pixels de large. Et l’achat de minutes prépayées est d’un montant de 25 cents.
  • Le site WAP reste encore la solution la plus avantageuse pour être multiplateforme.
  • Exemple de Lifestore, déployé auprès d’un potentiel de 425+ millions de clients, plus de 45 pays/régions du monde, du Mexique à l’Inde en passant par la Jamaïque.
  • Comment collecter des données sur les usages dans ce contexte?
  • On ne peut pas aller faire des études dans tous les pays où l’on déploie pour des questions de coût.
  • Pour l’instant, notre outil de base est Google Analytics, qui nous permet d’aller chercher des données sur l’efficacité de notre processus d’inscription.
  • Tests d’utilisabilité réalisés à Montréal pour démarrer, ce qui nous a donné beaucoup d’infos, mais aussi nous a fait nous interroger sur la valeur du produit.
  • Le mobile est à penser dans son contexte d’usage (accès à un ordinateur, usage du SMS, type de téléphone utilisé…)
  • En faisant les tests on a réalisé que le mobile était vraiment à penser en fonction de ses capacités (feature vs intelligent), de l’accès à un ordinateur et du caractère urgent de la tâche.
  • Tout est plus long sur un feature phone. Une tâche qui prend 5 minutes sur un ordinateur pouvait prendre quasiment 20 minutes sur un feature phone.
  • Plus le coût cognitif est important, plus grand doit être le bénéfice pour que l’utilisateur n’abandonne pas. Pour l’instant, on a l’impression que notre produit n’offre pas assez de valeur pour trop de complexité, ce qui amène un faible usage.
  • La prochaine étape est d’aller sur place (Mexique, Inde) pour mieux comprendre les usages et ajuster la proposition de valeur du produit.
Phono des panelistes - Journée mondiale de l'utilisabilité à Montréal

Marie-Christine Messier (Desjardins), Matthieu Houle (PagesJaunes), Nathalie Berger (Idéactif), Julie Saulnier, Stéphane Bousquet (ONF)

Ce tour d’horizon dresse un portrait très riche et diversifié des pratiques actuelles en UX mobile au Québec. Personne autour de la table ne prétend avoir la vérité infuse ni le projet parfait. Mais au moins tous ont été bons joueurs dans cet exercice de remue-méninges et de mise en commun de leurs expériences respectives, dans un esprit d’innovation. Il reste encore bien des questions à se poser et bien des choses à améliorer pour assurer la qualité de l’expérience utilisateur en contexte de mobilité qu’un panel de moins de 60 minutes (fût-il double) ne peut prétendre circonscrire. Quelles nouvelles pratiques sont en train d’émerger? Quels défis sommes-nous en train de rater? Quelles seraient d’autres façons de penser et de faire les plus porteuses pour l’avenir? Etc. Nous espérons avoir élucidé quelques éléments clés d’intérêt pour un futur débat ou article sur le sujet. Vos commentaires sont bienvenue pour enrichir la conversation.

Une formule novatrice et stimulante :
Il s’agissait d’un panel itératif qui a d’abord été réalisé dans le cadre de la Journée mondiale de l’utilisabilité (World Usability Day) le 11 novembre, organisée par Utilisabilité Québec, la section québécoise du Usability Professionals’ Association (UPA). Dans un second temps, le panel a été présenté à la conférence internationale Webcom le 17 novembre, enrichi des questions et échanges avec les participants de la première rencontre quelques jours auparavant. Trois (3) panelistes sur cinq (5) différaient entre les deux événements afin de couvrir plus exhaustivement le domaine et d’enrichir le débat.


Consultez quelques liens connexes :

Panelistes (partie) UX mobile Webcom nov 2010

Lucie Jolicoeur (Desjardins), Martin Dufort (WhereCloud - app PagesJaunes), Sylvie Lachize (Ericsson), Julie Saulnier, Nathalie Berger (Idéactif)

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Filed under: Outils et méthodes UX,Événements UX — Mots-clefs :, , , , , , — Nathalie Berger @ 16:05

9 février 2010

Comment optimiser un site web et plaire à 700 000 personnes en même temps?

Nathalie Berger @ 15:38

Le site Branchez-vous vient de mettre en ligne une version optimisée de sa page d’accueil. Celui-ci n’avait pas été rafraîchi depuis belle lurette. Je profite de l’occasion pour parler brièvement de mon expérience dans ce projet de refonte auquel j’ai pris part récemment, avec mon collègue Jean-François.

Un petit rappel. Branchez-vous demeure le premier et le plus populaire portail d’information et de technologies indépendant au Québec (il est en ligne depuis septembre 1995). Il est visité chaque mois par plus de 700 000 personnes selon comScore. Le capital de sympathie pour ce site est élevé chez les pionniers du Web québécois comme moi qui l’ont vu grandir. C’est vrai qu’il est parfois critiqué, mais il demeure quand même un des sites les plus visités au Québec, ce qui rendait le défi particulièrement intéressant pour nous.

La problématique la plus délicate : faire évoluer, sans trop bousculer.

  • Peu de médias en ligne au Québec, ou même de sites Web en général, peuvent se targuer d’exister depuis 15 ans. Il y avait donc à la base de ce redesign un souci de continuité pour ne pas dérouter les fidèles de la première heure (et ils sont nombreux!). Une grande partie des «habitués» ont dit apprécier la page et ne voulaient pas nécessairement la voir changer radicalement. Comment faire évoluer la page (design, présentation, structure) sans trop bousculer les habitudes? «If it ain’t broken, don’t fix it» diront certains. Comment distiller l’essentiel? Comment discerner ce qui est «intouchable» de ce qui peut être modifié?
  • Un site web comme celui de Branchez-vous est une entité organique qui vit dans un écosystème, qui a son histoire, son vécu, ses habitués, ses nouveaux utilisateurs/participants et aussi ses annonceurs. Comment faire pour améliorer le goût sans trop changer la recette? Et comment convaincre l’éditeur et le fondateur du site (Patrick Pierra, que tout le monde connaît et admire) qu’on ne fera pas trop mal à son «bébé»?
  • Comment faire découvrir la diversité des contenus du portail à de nouveaux utilisateurs ou des occasionnels, et les «convertir»?

L’accueil du portail Branchez-vous avant la refonte (février 2009)

Notre intervention en bref
Nous avons dans un premier temps analysé les données Google Analytics les plus pertinentes afin de comprendre le comportement des utilisateurs sur les pages clés.  Nous avons ensuite évalué les principaux facteurs qui touchent l’expérience utilisateur de ces pages et identifié ce qui pourrait être amélioré. Nous avons défini chacune des composantes de la page d’accueil en spécifiant leur cote de priorité, pour aider l’équipe à créer un consensus sur les composantes à retenir et à prioriser, avant de débuter la conception formelle (taille, emplacement, design visuel, etc.). Après discussion autour des pistes de solution avec les membres clés de l’équipe, nous avons « briefé » le designer graphique pour qu’il s’aligne en continuité avec les orientations de redesign préconisées. Ensuite, nous avons validé et commenté quelques versions de maquettes.

Nos recommandations convergeaient sommairement vers 6 axes principaux :

  • Améliorer la performance du téléchargement (voir à ce sujet un billet de mon collègue sur l’importance pour l’expérience utilisateur de la vitesse de téléchargement)
  • Réduire la surcharge cognitive, l’impression de densité informationnelle élevée (passer du concept «Présenter le maximum d’infos et de photos» à une approche «Présenter l’essentiel des actualités et orienter sur l’offre principale)
  • Rendre la structure plus facile à décoder rapidement (scannabilité / balayage de la structure)
  • Corriger le manque d’uniformité, d’homogénétié, de constance (titres de section à double vocation, photos, tailles de la typo)
  • Mieux différencier/distinguer les contenus. Beaucoup de contenants à gérer pour l’utilisateur
  • Mettre davantage en valeur les éléments que les utilisateurs influencent (pour accroître leur perception d’influencer le contenu et les inciter à participer)

L’accueil du portail Branchez-vous après la refonte (février 2010)

Accueil Branchez-vous après la refonte 2010

Qu’aurait-on pu faire de plus ou mieux?

Un site qui rejoint un si grand nombre de personnes aurait gagné à être mis à l’épreuve avant la mise en ligne, à mon avis. J’aurais bien aimé évaluer un prototype auprès d’utilisateurs durant le processus (tests de l’expérience utilisateur) ou faire un test A/B, aucun expert n’ayant la vérité infuse, surtout lorsqu’il s’agit de satisfaire autant de personnes différentes en même temps. Cela met en lumière la difficulté qu’on a au Québec d’inclure systématiquement la mesure (qualitative et quantitative) dans l’évolution et l’optimisation des sites Web. Nous avons encore du travail pour convaincre les responsables de sites de mesurer en continu leurs actions le plus objectivement possible et à l’aide d’une méthodologie rigoureuse. C’est aux professionnels du domaine à se questionner sur cet état de fait et à innover dans notre façon de démontrer les bénéfices de mesurer efficacement et les risques de ne pas le faire.

Ceci dit, il s’agit tout de même d’une opération notable de rajeunissement et de simplification, qui contribuera certainement à rendre le site plus facile et agréable à utiliser, tout en rehaussant l’image de ce pionnier des médias en ligne. Bravo à toute l’équipe. Un autre 15 ans à BV? ;-)

Pour plus d’informations sur la conception de cette nouvelle page d’accueil, consultez le blogue de l’éditeur sur le site de Branchez-vous.

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Filed under: Projets Idéactif — Nathalie Berger @ 15:38

14 décembre 2009

Utilisabilité et développement durable : une évidence?

Nathalie Berger @ 13:57

Il est possible de visualiser et télécharger les présentations et vidéos des conférenciers de la Journée mondiale de l’utilisabilité, qui s’est tenue à Montréal et Québec en simultanée.

Des sujets variés — incluant les «design patterns», l’ergonomie, le marketing, l’ingénierie, l’adaptabilité des sites internationaux en contextes locaux — célèbrent l’apport de l’utilisabilité et de l’expérience utilisateur dans le développement de produits faciles à apprendre et à utiliser, efficients et efficaces.

Au programme également, une recherche exploratoire réalisée en partenariat par le HEC Montréal, l’Université de Montréal et Bell Canada. Celle-ci combine l’oculométrie aux mesures psychologiques et émotionnelles, afin d’évaluer la qualité d’un site Web. Comme dirait Sandrine, «toute une triangulation méthodologique (ou casse-tête de données selon certains…;-))». Bien sûr, l’oculométrie (ou la poursuite oculaire) a une application plutôt restreinte en réalité. En effet, avec les budgets restreints de la plupart des sites au Québec, on a en général bien d’autres facteurs à évaluer avant celui-là, qui auront plus d’impact sur le produit final. Mais c’est intéressant d’avoir l’occasion de se voir relater un cas de recherche appliquée, avec un protocole d’expérimentation formel, qui inclut cette dimension supplémentaire.

Cette belle soirée sur l’utilisabilité a permis à près de 90 membres de la communauté – spécialistes ou non – d’apprendre et d’échanger sur les bonnes pratiques du métier, dans un optique de développement durable.

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9 novembre 2009

Journée mondiale de l’utilisabilité le 12 novembre : développement durable

Nathalie Berger @ 16:30

logo_WUD_JMU

Utilisabilité et développement durable. Telle sera la thématique de la 5e Journée mondiale de l’utilisabilité (World Usability Day) qui se tiendra ce jeudi 12 novembre. Utilisabilité Québec se joint une fois de plus aux initiatives locales organisées un peu partout dans le monde, à la suite de l’association «mère» américaine, la Usability Professionals’ Association (UPA).

À Montréal et Québec, nous nous intéresserons tout particulièrement au thème suivant : Utilisabilité et développement durable : une évidence? À travers une série de conférences sur divers sujets — allant des «design patterns»,  aux mesures psychologiques et émotionnelles, en passant par l’adaptabilité des sites internationaux en contextes locaux — nous célébrerons l’apport de l’utilisabilité et de l’expérience utilisateur dans le développement de produits faciles à apprendre et à utiliser, efficients et efficaces. Et ce, partout dans le monde.

Pour ma part, l’angle qui m’interpelle particulièrement en lien avec cette thématique générale est le suivant : À l’ère du «budget-temps limité», comment développer des sites Web viables? J’en parlerai davantage dans un prochain blogue et j’introduirai d’ailleurs succintement la soirée de la JMU avec cet optique. Au plaisir de vous rencontrer jeudi soir! Ça débute à 18h au CRIM de Montréal et au Cégep de Ste-Foy pour Québec (diffusion simultanée entre les 2 villes). Également, un clin d’oeil sera fait à une de nos associations cousines, la FLUPA (section France-Luxembourg d’UPA), sous forme d’entrevues pré-enregistrées (décalage horaire obligeant). Une pause réseautage est prévue accompagnée d’un cocktail. Tous les détails sur le site d’Utilisabilité Québec.

logo-utilisabilite-quebec_2008

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22 septembre 2009

La rédaction Web : un facteur important de l’expérience utilisateur

Nathalie Berger @ 10:47

Pour ceux qui croient comme nous chez Idéactif que le contenu et la rédaction sont un facteur incontournable de succès d’un site Web, je vous invite à lire cet article intéressant de Boxes and Arrow The Content Conundrum – Bridging the gap between design and content.

«The more we separate our design activities from content development, the greater the risk of design failure» souligne bien l’importance de travailler ensemble et non en silo. Ça rejoint bien l’esprit de mon collègue Jean-François Petit qui est une fois de plus confronté à cette réalité dans l’un de ses projets en cours. Je trouve d’ailleurs qu’il accompagne très bien son client dans la démarche pour faciliter ce rapprochement contenu-design.

«It’s impossible to fully evaluate the effectiveness of a web experience without having the content represented and under the same microscope as the design.» Ça me parle aussi beaucoup car je répète à mes clients l’importance de tester l’utilisabilité et l’expérience utilisateur d’un prototype (ou site en production) avec un contenu le plus proche possible de la réalité. En effet, bien des problèmes d’expérience utilisateur relevés durant les tests sont reliés au texte (libellé, guidage, etc.)

Justement, le prochain 5 à 7 UX organisé par Utilisabilité Québec le jeudi 24 septembre prochain au Belmont portera sur cette  thématique « La rédaction Web : un facteur de l’expérience utilisateur ? ». Ce thème avait eu beaucoup de succès lors des conférences passées, dont celle de François Hubert et de Nick Usborne. Ne manquez pas cette possibilité d’échanger sur le sujet.

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Filed under: Veille UX — Nathalie Berger @ 10:47

28 avril 2009

Web Analytics & Utilisabilité: 5 à 7 UX du 30 avril

Nathalie Berger @ 17:02

Je serai jeudi au 5 à 7 UX d’Utilisabilité Québec. Ces rencontres bimestrielles se veulent un lieu d’échange agréable et décontracté pour les professionnels oeuvrant ou ayant un intérêt pour l’utilisabilité. En avril, l’invitation a été lancé également aux spécialistes en Analytique Web (Web Analytics), puisque la thématique porte sur «Le Web Analytics : Un complément à l’ergonomie?». La formule est simple : Un participant démarre la soirée en soulevant quelques enjeux pour susciter une conversation. Ce mois-ci, Philippe Alengry,  apportera son point de vue et proposera des utilisations dans le cadre d’une démarche ergonomique. Place ensuite à la discussion et au partage d’expériences. Gratuit et acessibles à tous. Les places sont limitées, il faut réserver à partir du site d’Utilisabilité Québec. Profitez-en aussi pour joindre le groupe Facebook 5 à 7 UX.

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4 décembre 2008

L’expérience utilisateur au service du transport collectif

Nathalie Berger @ 16:01

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’utilisabilité (WUD), qui se tenait le 13 novembre dernier au CRIM (Maison des hautes technologies), j’ai voulu soulever quelques enjeux liés à l’apport des technologies au domaine du transport collectif. Mon but était surtout d’offrir un point de départ pour susciter une conversation et un partage d’expériences parmi les personnes qui célébraient cette journée, et qui avait pour thème cette année «l’utilisabilité dans les transport».

Voici dans ce powerpoint un aperçu des idées évoquées, illustrées à l’aide d’exemples concrets, soit la nouvelle carte à puce OPUS et le nouveau service de planification de trajets que propose les sociétés de transport de Montréal en collaboration avec Google Maps. Mon attention est bien entendu portée plus particulièrement sur les enjeux reliés à l’expérience utilisateur. Si vous avez une expérience d’usage ou un commentaire à partager, n’hésitez pas. Vous pouvez également consulter les autres présentations de cette soirée, dont celle de Michel Dallaire qui relate son expérience du design du vélo libre-service BIXI, sur le site d’Utilisabilité Québec.

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Filed under: Non classé — Mots-clefs :, , , , — Nathalie Berger @ 16:01

15 novembre 2008

Webcom 2008 et Webcamp

Nathalie Berger @ 17:17

Je participe aujourd’hui à WEBCOM Montréal. Parmi les conférenciers, on retrouve Rishi Chandra du « Google Cloud », Thomas Vander Wal «les éléments clés des sites web sociaux» et Michelle Blanc qui présente le cas DessinsDrummond.com. En plus des conférences, l’Université WebCamp est au rendez-vous, animée par Sylvain Carle. J’aime particulièrement cette formule qui privilégie le partage d’idées et d’expériences. Parmi les sujets chauds : l’identité en ligne et la gestion de ses multipes facettes. Être ouvert, bien sûr, mais à quel prix? Et jusqu’à quel degré? Bénéfices vs conséquences. Sélectivité, filtrage, granularité, privé vs public, personas, vol d’identité. Renseignements personnels et règlementation. Beaucoup de solutions qui débordent largement les technologies à trouver dans les prochains mois… place aux psychologues, sociologues, anthropologues et spécialistes en expérience utilisateur.

Particularité : étant à l’OACI, on est en zone internationale, bien que physiquement à Montréal, ce qui soulève la question de la géolocalisation vs la zone internationale où on se trouve. J’ai réalisé que beaucoup de gens (surtout les plus nouveaux dans le domaine du Web ou les purs TI) ne connaissent pas Utilisabilité Québec ni même le concept d’utilisabilité. Besoin d’être plus visible. Je rencontre beaucoup d’anciens collègues pionniers du Web québécois, flashback sympathique et étrange à la fois ;-) Journée stimulante.

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Filed under: Non classé — Mots-clefs :, , , — Nathalie Berger @ 17:17

30 septembre 2008

Journée mondiale de l’utilisabilité: Jeudi 13 novembre 2008

Nathalie Berger @ 17:39

La thématique de cette quatrième édition de la JMU est l’utilisabilité dans les transports.

Utilisabilité Québec, section québécoise du Usability Professionals’ Association, célébrera l’événement à Montréal (au CRIM) et à Québec en simultané, dans une Formule «5 à 7», de 18h à 20h.

La Journée mondiale de l’utilisabilité (World Usability Day) a pour but de promouvoir le concept de l’utilisabilité à travers différents pays par l’organisation d’activités soulignant l’apport de la discipline de l’utilisabilité pour le développement de produits faciles à apprendre, faciles à utiliser, efficients et efficaces.

D’autres détails vous seront communiqués prochainement.

Vous trouverez ici un aperçu de la JMU de l’an dernier (8 novembre 2007).

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Filed under: Non classé — Mots-clefs :, , , , — Nathalie Berger @ 17:39
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La conception, l'évaluation et l'optimisation de sites Web constituent le coeur de nos activités quotidiennes. Ce blogue traitera donc principalement de qualité de l'expérience utilisateur, des méthodes d'évaluation, de l'architecture de l'information, du design d'interaction, et d'analytique Web. On y raconte aussi un peu notre vie quotidienne en tant qu'entrepreneurs et consultants Web dans un contexte québécois.