Idéalog, le blogue d'Idéactif

D'une culture à l'autre de l'ONF : Un design centré utilisateur en contexte multiculturel

Voici un aperçu de la conférence que j'ai présenté dans le cadre d'Intracom 2008, 8e conférence internationale de l'Association des professionnels professionnels en intranet, Internet et extranet (API).

Les ingrédients clés de la démarche ont été dévoilés et illustrés lors de cette présentation du making-of de la création du plus récent site Web de l'ONF portant sur la diversité culturelle au Canada. Un site qui retrace une histoire étonnante à travers des documents d'archives vidéos, audios et photos des années 40 à aujourd'hui, ainsi que des entrevues et vox populi spécialement conçus pour ce site.

Utilisabilité, accessibilité, standards Web, respect des normes et standards ouverts, SEO, et mesure sont au rendez-vous.

Vous pouvez consulter ci-dessous le fichier powerpoint de ma présentation. Il ne rend compte évidemment que d'une partie de ma communication, mais ça donne tout de même un bon aperçu.

2008-05-07 - Nathalie Berger

Utilisabilité Québec à Intracom 2008

Dans le cadre de la 8e conférence internationale Intracom Québec 2008, présentée par l'Association des professionnels en intranet, Internet et extranet (API), plusieurs membres de notre regroupement de professionnels en utilisabilité - Utilisabilité Québec - présenteront une conférence ou une étude de cas, participeront à un panel, ou tiendront une clinique d'évaluation. Cet événement, devenu incontournable au Québec, est susceptible d'intéresser les professionnels - et les non spécialistes intéressés au domaine - de l'expérience utilisateur, incluant l'ergonomie cognitive et l'utilisabilité, ainsi que les gestionnaires et développeurs Internet en général.

J'y présenterai l'étude de cas D'une culture à l'autre de l'ONF : Un design centré utilisateur en contexte multiculturel, dans la piste «Communication et société», en continuité avec la conférence d'ouverture du renommé Aaron Marcus, Le design Web lié aux expériences multiculturelles.

Je participerai également au panel Amélioration de la qualité des réalisations Web, en compagnie de 4 autres panelistes : Benoit Piette de W3Québec, Jean-François Renaud d'Adviso, Guillaume Séguin d'Okiok et Samuel Lavoie de NVI Solution.

D'autres membres d'Utilisabilité Québec y participeront :
    La Clinique d'évaluation en ergonomie et en accessibilité en direct, avec Julie Saulnier et Alain Robillard-Bastien d?Utilisabilité Québec et Denis Boudreau d?Accessibilité Web

    La conférence Les séniors sont-ils devenus technos ?, Utilisabilité Québec et Impact Recherche dévoilent les résultats d'une vaste étude sur l'utilisation d'Internet par les personnes de plus de 50 ans, avec Stéphanie Le Rouzic et Sandrine Prom Tep d'Utilisabilité Québec

    Utilisabilité Québec accueillera également les quelques 300 participants à leur kiosque afin de les informer, échanger avec eux et répondre à leurs questions.
Au plaisir de vous y rencontrer les 29-30 avril et 1er mai au Centre des congrès de la ville de Québec.

2008-04-23 - Nathalie Berger

Ambassadrice de Montréal pour le UX Network

On m'a invité l'an dernier à représenter Montréal au sein du Réseau international de l'expérience utilisateur - User Experience Network. Cette initiative a vu le jour grâce à quelques sommités du domaine telles Louis Rosenfeld, Dirk Knemeyer et Whitney Quesenbery sur le conseil d'administration, en bonne compagnie de Aaron Marcus, Donald Norman, Ginny Redish et Marc Rettig sur le comité aviseur. En janvier 2008, je débute ma première contribution au blogue du réseau. C'est avec plaisir que je contribuerai à faire rayonner le dynamisme de notre région du globle en la matière, par le biais du User Experience Network. Pour ce faire, je vous invite à participer à cet effort en me communiquant vos activités ou informations liées spécifiquement au domaine de l'expérience utilisateur (architecture de l'information, design de l'interaction, design centré sur l'utilisateur, utilisabilité, ergonomie, SEO, etc.), afin de les faire connaître à une plus grande échelle. L'année ne fait que commencer, je sens qu'il va se passer pas mal de choses en 2008 et que l'XU au Québec fera peau neuve. Ça risque d'être stimulant et porteur. Bonne année et bon succès!

2008-01-30 - Nathalie Berger

Journée mondiale de l'utilisabilité le 8 novembre

Pour souligner la troisième édition de la Journée Mondiale de l'Utilisabilité, rejoignez-nous pour parler d'ergonomie tout en dégustant un verre de vin! C'est avec plaisir que l'association Utilisabilité Québec vous convie le 8 novembre de 12 h à 13 h 30, à la conférence «À consommer avec modération ou pour une approche ergonomique du vin...», présentée par M. Éric Brangier - Directeur du centre de recherche ETIC de l'Université Paul Verlaine de Metz, France, et Docteur en Psychologie.

Principalement développée dans le secteur des technologies numériques, l'utilisabilité ne s'est pas beaucoup préoccupée des produits de la vie courante. Aussi, notre communication, sous la forme de clins d'oeil à l'ergonomie, tentera de montrer qu'il est possible, utile et nécessaire d'intégrer l'utilisabilité à tous les produits, y compris au vin. Pour ensuite faire un parallèle avec l'utilisabilité appliquée à Internet.

Le vin est un produit qui n'est pas facile à utiliser? Qui comprend facilement un produit dont les conditions d'utilisation varient en fonction des contextes sociaux, des appariements culinaires, des pratiques et des rites culturels? Qui souhaiterait se faire ridiculiser par l'usage inapproprié ou maladroit d'une bouteille mal choisie ou servie? On voit bien que l'usage du vin dépend de très nombreuses variables que le consommateur a bien du mal à comprendre. Alors pourquoi les concepteurs de la divine bouteille ne font-ils pas d?efforts pour comprendre l'usage réel et actuel du vin? Pourquoi ne feraient-ils pas un peu d'utilisabilité de leurs produits?

À votre santé!

Pour célébrer l'événement (et pour accompagner le thème de la conférence!), un verre de vin vous sera offert pour l'occasion par Idéactif Conseil (pour Montréal) et Impact Recherche (pour Québec). Formule «Apportez votre lunch». Visitez www.utilisabilitequebec.org/evenements pour tous les détails.

2007-11-01 - Nathalie Berger

Chargée de cours sur l'expérience utilisateur

Je prépare un cours pour des professionnels et cadres de grandes entreprises portant sur la satisfaction des besoins réels grâce à un design «informé» centré sur les utilisateurs. Ma présentation aura lieu ce mercredi 20 juin prochain à Montréal dans le cadre du cours Intranet et la communication d'entreprise organisé par Les Publications FP (Federated Press Business and legal publishing), un leader dans le marché professionnel de l'information et de l'éducation.

2007-10-31 - Nathalie Berger

Acheter en ligne, c'est du travail, 2ème partie

Suite à mon billet d'hier, je me suis rendu compte que j'aurais peut-être dû terminer sur une note un peu plus optimiste. Nathalie, qui voit souvent beaucoup plus vite que moi le bon côté des choses, m'en a gentiment fait la remarque ce matin. Il y a deux choses que je voudrais donc préciser:
  1. J'achète très souvent en ligne et, non, je ne suis pas traumatisé par mes expériences. En fait la plupart du temps, ça se passe assez bien.
  2. En dépit des caractéristiques dures et froides du médium Web, il est évidemment possible de créer une expérience utilisateur très positive et même agréable (sinon je ne me rendrais pas au bureau à tous les matins pour faire exactement ça!)
On peut vivre une expérience agréable en dépit du fait que cette expérience requiert une bonne dose d'énergie cognitive. Certains (comme Apple) rendent cette expérience positive (à distinguer de facile.) Pour arriver à cela, ils mettent des efforts considérables dans la conception et dans le contrôle de qualité de leurs sites Web. Et pour ça, ils emploient tout plein de spécialistes en conception, en recherche utilisateur et en mesure de résultats (web analytics.) Ils y mettent le paquet, comme on dit. Et dans ce domaine, "the devil is in the details", comme diraient nos voisins. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Ça peut sembler coûter cher et prendre du temps, mais ça rapporte. Demandez aux actionnaires d'Apple pour voir.

2007-06-18 - Jean-François Petit

Acheter en ligne, c'est du travail

La progression fulgurante des ventes en ligne connaît des ratés selon cet article du New York Times (abonnement gratuit requis). De 25% par an, on projette maintenant des taux de progression de moins de 10% d'ici 2011. Globalement, les ventes en ligne représentent actuellement 5% du total des ventes de détail aux États-Unis. J'en parle ici, car un des facteurs évoqués dans l'article pour expliquer ce ralentissement est le "Internet fatigue". C'est qu'on découvre avec le temps que de magasiner en ligne représente un travail, plutôt qu'une expérience plaisante pour l'utilisateur, peu importe la qualité du site Web en question.
Il y a quelques années, après avoir assisté à de très nombreuses séances de tests d'utilisabilité et d'évaluation de la qualité de l'expérience utilisateur chez Idéactif, j'avais déjà le très net sentiment que cette "fatigue" était intrinsèque au médium lui-même, et qu'elle n'était pas nécessairement liée à la qualité des sites Web qu'on évaluait. J'ai toujours pensé que le Web était un médium dur et froid, non pas dans le sens voulu par McLuhan, mais plutôt par rapport au peu d'émotion qu'il peut engendrer chez l'utilisateur, tellement l'énergie cognitive de celui-ci est essentiellement dépensée dans la réussite d'une tâche. Dans nos sociétés modernes, l'activité de magasiner en est une d'émotion et de plaisir avant tout (des plaisirs et des émotions assez vides, mais bon, qui suis-je pour en juger?) Manipuler un site Web pour acheter un livre, ou pire!, un ordinateur ou même un simple écran (voir l'expérience de Michael Carpentier chez Dell) peut devenir une expérience pénible, et à la limite, traumatisante, dans le sens où une expérience peut nous faire décider de ne plus jamais revivre cette même expérience.
Un peu comme le fait que le taux d'analphabétisme très élevé va ultimement stopper l'adoption de l'internet au Québec et ailleurs dans nos sociétés dites "avancées", ce mur cognitif lié à la tâche de magasiner en ligne devrait fortement limiter le taux de progression des ventes en ligne. Dans les deux cas, on n'en parle pas et on fait semblant que ça n'existe pas. Ce n'est pas très bon pour les ventes, comme ils disent.

2007-06-17 - Jean-François Petit

Notre conférence sur le cas Radio-Canada.ca

Lundi prochain le 26 mars pm, je donnerai une conférence avec Marie Tétreault, Chef des communications aux Nouveaux médias de Radio-Canada, portant sur Radio-Canada.ca : Une démarche de refonte efficace. Un design «informé» centré sur les utilisateurs. Lauréat du Grand Prix Utilisabilité Québec 2006. C'est dans le cadre de l'événement international Intracom, s'adressant aux professionnels et gestionnaires de sites Internet ou intranet, que nous présenterons cette étude de cas conjointement avec notre client Radio-Canada que nous avons accompagné dans cette démarche de refonte.

2007-03-22 - Nathalie Berger

Un adulte sur deux au Québec

"Les plus récentes études révèlent qu'un adulte sur deux ne comprend pas suffisamment ce qu'il lit pour évoluer normalement dans un environnement lettré comme celui du Québec." Voilà une information très troublante qu'on retrouve dans le communiqué de presse de l'organisme Lettres en mains. Ce communiqué annonce la diffusion d'un livret Argent pour personnes en démarche d'alphabétisation. Selon un article du Devoir (abonnement requis), "Il s'agit d'un outil de vulgarisation destiné à permettre à ces personnes de mieux comprendre les réalités complexes de l'argent en termes simples." Imaginez la difficulté que ces mêmes personnes ont à consulter un site Web, ou seulement même utiliser un PC. On parle beaucoup des normes d'accessibilité, et c'est très bien, mais à quand des normes qui tiendront compte des niveaux de langage? Je sais que ça existe déjà. Il y a un groupe de recherche très intéressant à l'Université, le Groupe Rédiger, qui offre un bon nombre d'études disponibles gratuitement touchant directement cette problématique.

2006-12-12 - Jean-François Petit

Et le grand gagnant est...

C'est hier soir qu'a eu lieu le dévoilement des Prix québécois de l'utilisabilité décerné par Utilisabilité Québec, dans le cadre de la Journée mondiale de l'utilisabilité. Le Grand prix a été décerné à Radio-Canada pour la dernière refonte de www.radio-canada.ca
qui se distingue par sa facilité d'utilisation.

Bravo à toute l'équipe qui a pris à coeur d'optimiser l'expérience utilisateur du site Web média francophone parmi les plus visités au Canada ? avec 1,8 millions de visiteurs uniques par mois. Le défi était de taille. Radio-canada.ca comporte plus de 350 000 pages de contenus en français avec plus de 4 000 heures de segments audio et vidéo ainsi que 8 000 clips d?archives.


La nouvelle page d'accueil met davantage en valeur les contenus de la radio et de la télévision, en plus des contenus exclusivement Web. La navigation globale du site est plus harmonisée. Nous sommes très heureux d'avoir participé à ce renouveau chez Radio-Canada. Notre collaboration se situait au niveau de l'analyse contextuelle, l'architecture de l'information et de l'interaction, puis, la Cellule d?essai de l?expérience utilisateur (en personne et à distance), une formule exclusive à Idéactif. La navigation et le design de la page d'accueil et des contenus d'information ont été repensés en consultation avec des utilisateurs de Montréal, Québec et l'Estrie qui nous ont accompagnés durant la démarche. Consultez l'étude de cas sommaire pour plus de détails.


J'en profite pour féliciter toutes les personnes qui ont travaillé sur les 4 sites qui ont reçu une mention spéciale pour souligner leur facilité d'utilisation, ainsi que tous les participants de cette première édition. C'est par les efforts combinés de plusieurs personnes et organisations sensibles à l'expérience utilisateur que l'espace Web deviendra plus agréable et simple à utiliser. J'ose même dire «plus facile à vivre».

2006-11-15 - Nathalie Berger

Les sites Web primés sont-ils si affreux?

"The shiny surface wins awards. Real substance wins customers." affirme Gerry McGovern dans une chronique de l'API.
(La surface brillante gagne des prix. La vraie substance gagne des clients/visiteurs).
Nous le répétons depuis belle lurette chez Idéactif, le Web est un espace fonctionnel et pratique. Un bon site Web amène le visiteur à passer à l'action, à cheminer aisément, à l'aide d'un langage (textuel et visuel) simple, clair et substantiel. Pas vraiment la place pour des mots (ou images ou animations) qui sonnent bien mais ne veulent rien dire. Ceci dit, le flash et l'animation avec une intention claire et utile, pourquoi pas? Si ça ajoute au service, à la compréhension et à l'expérience globale des visiteurs/clients, bien des moyens sont bons.


Ces jours-ci, je vais justement évaluer des sites Web dans le cadre des Prix québécois de l'utilisabilité. J'espère que ce nouveau concours démentira les propos de McGovern, déjà partagés par plusieurs, en s'attardant davantage à la substance qu'au luisant. Ces prix récompenseront des produits qui se distinguent par leur facilité d'utilisation. Les membres du jury sont composés d'experts en ergonomie et de consommateurs. Le dévoilement des produits gagnants est prévu en novembre. À suivre.

2006-10-30 - Nathalie Berger

Qui sont les débranchés au Québec?

NetTendances Aout 2006 En février 2005, j'avais posé une question rhétorique à propos des 40% des Québécois qui sont "manquants" sur Internet. Mon hypothèse: les Québécois qui n'utilisaient toujours pas Internet seraient les mêmes qui sont considérés comme des analphabètes au sens fonctionnel du terme. Un an et demi plus tard, le sondage NETendances CEFRIO - Léger Marketing nous indique que la proportion des Québécois "débranchés" semble se stabiliser à environ 35%, avec même une pointe à près de 38% en juillet 2006. N'est-il pas étrange que la proportion de ceux qui n'utilisent jamais Internet est pratiquement encore et toujours identique à celle que représente celle de la population la moins alphabétisée? Il y a une réelle stagnation au Québec dans le degré d'adoption d'une technologie qui est au coeur de la diffusion de la connaissance, des idées et des opinions, et personne ne semble s'en inquiéter. J'ai parcouru rapidement la liste des 39 études réalisées par le CEFRIO sur les internautes au Québec, et aucune ne semble avoir pour sujet cette question.

2006-09-14 - Jean-François Petit

L'expérience utilisateur au lavabo

SquidSoap
On croit souvent, et à tort, que la qualité de l'expérience utilisateur se limite au Web ou aux technologies. Prenez par exemple le savon SquidSoap qui s'adresse aux enfants. Les spécialistes de l'hygiène disent depuis longtemps que de se laver les mains est un des meilleurs moyens pour enrayer la transmission de maladies infectieuses comme le rhume et la grippe. Mais il ne suffit pas de se laver les main, il faut également les laver durant au moins 15 à 20 secondes. Comment convaincre les enfants, impatients de nature, à suivre cette consigne un peu abstraite? SquidSoap (traduction littérale: "savon de pieuvre") imprime un cercle d'encre dans la paume de la main de l'utilisateur qui actionne la pompe de la bouteille de savon. Et, par une heureuse coïncidence, cette tache d'encre disparaît après 15 à 20 secondes de lavage. Cette solution ingénieuse et amusante, parfaitement adaptée à son groupe cible, m'est immédiatement apparue comme étant un excellent exemple de design qui offre une expérience d'utilisation satisfaisante. Sans faire trop d'efforts cognitifs, l'utilisateur de ce produit arrive à réaliser une tâche importante d'une façon correcte. Par le fait même, il y a un apprentissage qui pourra lui servir toute sa vie durant.

2006-09-14 - Jean-François Petit

Un simple questionnaire pour mesurer l'utilisabilité?

Nos clients nous demandent souvent si l'utilisabilité peut être mesurée simplement avec un questionnaire. La réponse est: bien sûr que non! La mesure de la qualité de l'expérience utilisateur d'un site Web ne se réduit pas à quelques questions. Par contre, il existe une panoplie de questionnaires normalisés qui peuvent être très utiles dans le cadre d'une stratégie d'évaluation. Mais quel est le meilleur? Selon une étude présentée au congrès UPA 2004 (PDF), le SUS (System Usability Scale) serait à la fois le plus simple et le plus fiable. Comportant seulement dix questions et une échelle de réponse de 1 à 5, il nécessite quand même un échantillon de 12 à 24 participants pour assurer son efficacité. Par contre, selon la même étude, il peut quand même générer une fiabilité de 75% avec seulement huit participants.

2006-06-05 - Jean-François Petit

Facilitez-vous la vie!... et célébrez!

C'est aujourd'hui la Journée mondiale de l'utilisabilité! Il fait bon de lire la couverture médiatique d'un peu partout dans le monde. Notre domaine n'aura jamais été aussi populaire dans les médias non-spécialisés! Par contre, les médias québécois ne semblent pas avoir si bien répondu.

C'est une occasion de se rappeler que ça fait 6 ans qu'Idéactif Conseil se consacre à améliorer l'expérience vécue par les utilisateurs! Ça représente quelque 2190 jours, près de 200 projets qui ont, ont eu et auront, des impacts significatifs (en dépit des obstacles qui en réduisent la portée) sur un grand nombre d'utilisateurs de produits interactifs à l'échelle québécoise, canadienne et internationale.

Des projets aussi diversifiés que :

  • le site des Archives numérisées vidéo et audio de Radio-Canada rendant accessible notre mémoire collective télévisuelle et radiophonique à tous les canadiens et à tous ceux qui s'y intéressent à travers le monde
  • le service de Changement d'adresse du Gouvernement du Québec pour tous les citoyens de la province
  • le jeu ludo-éducatif en ligne 2k40 du Centre des Sciences pour les jeunes de 6 à 12 ans
  • le service Accès D de Desjardins offert à tous leurs clients
  • le service téléphonique automatisé «Amélie» (IVR) de Bell Canada pour leurs abonnés
  • l'intranet du Cirque du Soleil utilisé par leurs employés et partenaires à travers le monde


Déjà 6 ans... c'est si peu et à la fois c'est beaucoup.
Vivant au coeur d'une époque où la technologie occupe une grande place dans la vie quotidienne des gens, tous ces efforts ont été déployés depuis 6 ans (en fait, 12 à 15 ans individuellement au sein de diverses organisations) dans un esprit de découverte et d'innovation, avec le souci constant de simplifier et d'embellir la vie des gens.

Il reste tant à faire dans ce domaine... Mais aujourd'hui, portons un toast à cette journée qui met en lumière tout ce qui a été accompli déjà et ce qui reste à faire pour rendre plus simple et plus agréable la vie de milliards de gens dans le monde. Et poursuivons la route, aussi modestement soit-il! Merci à tous nos clients, collaborateurs et partenaires qui ont partagé notre vision jusqu'ici.



Je conclus sur une notre ludique en vous invitant à essayer ce jeu express proposé par Human Factors International (HFI) qui illustre bien l'importance des standards Web pour assurer une navigation consistante, ingrédient essentiel à une expérience utilisateur positive. Bonne chance!

2005-11-03 - Nathalie Berger

Première journée internationale de l'utilisabilité

C'est cette semaine, ce jeudi 3 novembre, qu'aura lieu le World Usability Day. Sous le thème «Making it Easy!», cette célébration mettra en lumière les bénéfices du design centré utilisateur (DCU) et les manières de contribuer à créer une meilleure expérience utilisateur - en ligne et hors ligne. Des événements sont prévus dans plus de 70 villes de 35 pays différents. Le premier aura lieu en Nouvelle-Zélande alors que le dernier aura lieu 36 heures plus tard à San Francisco. Au Québec, Utilisabilité Québec participera à cet événement dans le cadre d'Intracom 2005. Chez Idéactif, nous le soulignerons également. Plus que 3 jours...

2005-10-31 - Nathalie Berger

La motivation, plus importante que l'utilisabilité?

Cet article de la BBC qui relate l'arrivée d'ordinateurs destinés aux enfants de villages parmi les plus pauvres en Inde peut nous révéler quelques indices sur la capacité d'apprentissage des humains face à une nouvelle technologie. Même en absence totale de connaissances de la langue (ici, c'est l'anglais) et de l'outil, certains de ces enfants réussissent quand même à en faire un usage rudimentaire mais sensé en moins de trois minutes! Si on extrapole un peu ces résultats, on peut peut-être mieux comprendre pourquoi des interfaces, des sites web ou des logiciels en apparence très peu utilisables sont quand même utilisés par des millions de personnes quotidiennement. La motivation d'atteindre un but y est pour beaucoup dans l'adoption d'un outil. On est prêt à passer par-dessus bien des difficultés si on croit que le résultat en vaut la peine. Un outil qui viole toutes les règles d'utilisabilité pourrait donc être extrêmement populaire. D'ailleurs, c'est un sujet qu'a déjà abordé Joel Spolsky dans une de ses chroniques en parlant de Napster qui était à l'époque un des logiciels les plus utilisés sur la planète, mais qui selon les critères reconnus, était peu utilisable.

2005-05-02 - Jean-François Petit

AJAX, un nouveau modèle d'interaction sur le Web

Pour ceux qui sont familiers avec les Google Maps et qui ont poussé leur curiosité jusqu'à savoir comment ça fonctionne, le modèle AJAX n'a déjà plus de secrets. Mais fait assez rare, un développement qui est à la base très technologique devrait bouleverser le petit monde du design d'interaction sur le Web. Même Jesse James Garrett et sa "gang" d'Adaptive Path en ont les yeux brillants. Pour ma part, je crois que l'adoption progressive et sélective de ce nouveau modèle de conception technique devrait grandement améliorer l'expérience utilisateur des applications Web, tels que les services bancaires en ligne et la navigation dans des catalogues de produits. L'envers de la médaille: la belle simplicité du modèle Web actuel va disparaître, et le développement devra se faire de plus en plus avec une gestion de projet beaucoup plus solide que celle qu'on trouve actuellement. Les attentes des utilisateurs face aux services disponibles sur le Web vont augmenter, et ceux qui offrent ces services (entreprises ou gouvernements) devront investir encore plus pour leur développement. L'improvisation dans ce domaine ne sera plus de mise, car on ne pourra plus simplement ouvrir un fichier HTML et effectuer quelques corrections. Ceci dit, on a vu passer beaucoup de soi-disant "révolutions" depuis dix ans (Java, Flash, XML, CSS, etc.), mais cette fois-ci, c'est l'amalgame de plusieurs technologies en voie de standardisation qui composent le modèle AJAX. Pour une fois, le virage est très probable et il devrait ouvrir des possibilités très intéressantes à la fois aux concepteurs techniques et surtout aux concepteurs d'interaction.

2005-02-28 - Jean-François Petit

NETendances: qui sont les 40% manquants?

Dans le dernier sondage NETendances (décembre 2004), on apprend que 59,9% des Québécois ont utilisé Internet durant la semaine précédente. Il y aurait donc 40% des adultes au Québec qui n'utilisent pas ou alors très peu Internet.
On lit ou entend souvent le mot "retard" ou "fossé" associé à ces résultats. Pourtant, j'ai rarement ou jamais lu ou entendu une analyse sérieuse sur les causes de ce fameux "retard". De mémoire, certains sondages ont exploré la question, mais les réponses étaient peu concluantes, du genre "Internet ne m'intéresse pas", ou "je n'en ai pas besoin." On tente souvent d'expliquer le phénomène par des données socio-démographiques (revenus, scolarité, etc.) C'est une bonne piste, mais le lien entre ces données et le fait de ne pas se brancher est probablement indirect.



Si on laisse tomber les aspects purement démographiques et qu'on analyse la question du point de vue cognitif ou fonctionnel, il émerge un lien qu'il est très difficile d'ignorer mais qui est peu discuté : le taux d'analphabétisme dans nos sociétés dites "avancées" correspond de très près au taux de personnes qui n'utilisent pas Internet. Telles qu'elles existent actuellement, les activités accomplies sur Internet nécessitent des capacités de lecture (et même d'écriture) très élevées. Même avant d'atteindre sa page Web favorite, un utilisateur moyen doit transiter à travers de 4 à 5 "couches" qui nécessitent des efforts cognitifs et langagiers assez intenses :

  1. le système d'opération de son ordinateur (ouvrir son ordinateur, trouver et démarrer des logiciels);
  2. l'interface du logiciel (dans ce cas-ci, MS Explorer, Firefox ou autre);
  3. l'interface du site Web lui-même (navigation et recherche)
Ce n'est qu'ensuite qu'il peut atteindre la couche finale, qui représente la destination réelle de sa quête, i.e. la page elle-même avec son contenu, qu'il doit également décoder. Si la page est un formulaire ou un outil (un site bancaire ou une fonction de recherche complexe par exemple), il y a encore une couche à décoder avant d'atteindre le but.



Imaginez maintenant une personne dont les capacités de lectures sont modérées à faibles, qui a peu confiance en ses moyens face à la technologie et qui plus souvent qu'autrement a toujours caché son problème. Si un sondeur questionne cette personne pour savoir pourquoi elle n'utilise pas Internet, il est assez improbable qu'elle ira dire qu'elle ne sait pas lire ou écrire. Et pourtant, il y a encore près de 40% des adultes québécois agés de 16 à 65 ans qui ont des capacités très réduites en lecture. Et le problème est plus grave chez les 16 à 25 ans. Ce phénomène ignoré est pourtant bien documenté. Les 40% débranchés seraient-ils les mêmes qui ont des difficultés majeures de lecture? Il est certain que tous les débranchés ne sont pas analphabètes, mais on peut quand même imaginer qu'une grande part de ceux-ci le sont peut-être. Si cette hypothèse s'avère vraie, le taux d'utilisation d'Internet au Québec friserait donc sa limite potentielle (le graphique suivant semble le démontrer) et il est peu probable d'espérer de grandes avancées à partir de maintenant. À moins bien sûr d'abaisser le taux d'analphabétisme fonctionnel, ce qui pourrait prendre une génération ou plus.

2005-02-07 - Jean-François Petit

Un utilisateur lève le voile et lève l'ancre...

Un internaute britannique raconte pourquoi il s'est débranché de la haute vitesse et est retourné au bon vieux modem 56K. Pourquoi?

Sit down to work. Ten minutes in, the new mail icon tempts me from the bottom of the screen. I'll just check. Nothing like a few juicy new e-mails. Click a few links. Scan a few websites. Oh 20 minutes has just passed. Better get back to work. Now where was I? Start work again. Feel like a reward. I'll just check news.bbc.co.uk. See if anything's happened in the three minutes since I last looked. Follow a few 'related links'...

Half an hour has passed. I feel like I've done something, but actually I haven't. All that's happened is that I've been distracted by constantly rising info urges. I spend most of my day like this, divided between what I need to do and what the internet wants me to do - which is look at it. Constantly.


Vous vous reconnaissez? Moi oui. Au delà de l'anecdote, cette confession lève le voile sur l'inavouable et nous présente le côté plus sombre de l'accès haute vitesse universel. Reste à savoir si les avantages dépassent les inconvénients.

2005-02-07 - Jean-François Petit

Cinq ans déjà

Il y a bientôt cinq ans, en janvier 2000, Idéactif a démarré ce blogue dans le but de communiquer autrement avec ses clients et ses partenaires. Nous trouvions que la meilleure façon de faire connaître un domaine encore inconnu était de partager (plutôt que de bêtement vendre) notre savoir faire. Jusqu'en octobre 2003, près de 500 contributions y ont été inscrites. Depuis, il n'y a rien eu, pour des raisons à la fois liées à l'entreprise et à nos vies personnelles. Avec la nouvelle année 2005 qui arrive, je me propose de redémarrer en douce cet espace. La vision que j'ai du travail que je fais a changé, et je vais essayer de vous faire partager mes réflexions là-dessus. C'est à suivre. En attendant, je vous souhaite à tous une belle et bonne nouvelle année.

2005-01-02 - Jean-François Petit

Et si vous étiez magicien du Web?

L'ex-vétéran d'Apple, Bruce "Tog" Tognazzini, fait un rapprochement entre le design Web et la magie. Cela peut sembler fantaisiste à première vue mais voyons voir d'un peu plus près ce qu'il avance dans Web wizards weave their magic. Les 2 domaines s'appuient sur l'illusion et la (dis)simulation, nous faisant croire quelque chose qui n'existe pas réellement. Dans les 2 cas, les mécaniques derrière doivent sembler sans effort. Pour un magicien, cela signifie miser sur une performance sans défaut. Pour un designer Web, il s'agit de proposer un design simple et exempt de tout encombrement afin d'arriver à cacher la complexité d'un site Web.


À titre d'exemple, Tog relate celui du fameux bouton «Transmettre» sur lequel, au début du Web surtout, les utilisateurs cliquaient à plusieurs reprises parce qu'il semblait ne rien se produire. En fait, la requête était en cours de traitement, mais compte tenu du temps d'attente, l'utilisateur se trouvait à redémarrer malencontreusement le processus au complet. Afin de résorber ce problème, les designers ont remplacé le bouton par une tasse de café, incitant les gens à patienter jusqu'à ce que le processus soit complété. Simple stratagème qui a porté fruit. Prenons aussi l'exemple de la corbeille sur l'ordinateur. Quand on glisse un fichier à la poubelle, il n'est pas réellement supprimé car il existe encore quelque part sur le disque. C'est plutôt le pointeur au fichier qui est disparu et non le document lui-même. L'illusion s'avère convaincante.


Si seulement il était possible d'arriver à faire disparaître TOUTE ambiguïté dans une interface, par simple magie... ;-)


Un conseil de Tog à tous les magiciens du Web en devenir :
"Keep it useful, keep it swift and then add showmanship."

2003-10-17 - Nathalie Berger

L'architecture de l'information en entreprise

Louis Rosenfeld a dressé un plan de déploiement d'architecture de l'information en entreprise. Cela permet de situer quel genre d'activité peut être mené à bien et à quel moment. Son objectif est de faire ressortir les aspects de l'architecture d'un site qui méritent une intervention rapide car relativement accessibles par rapport à d'autres qui pourraient l'être plus difficilement dans le contexte plus chargé et politisé d'une grande entreprise.

2003-10-02 - Stéphane

La complexité nuit aux ventes des technologies

[La complexité nuit aux ventes des technologies] Les résultats d'un sondage tout récent nous révèlent à quel point les gens sont mystifiés par la terminologie qui est utilisée couramment pour décrire et vendre les produits technologiques courants (caméras numériques, lecteurs de DVD, ordinateurs de poche, etc.). On y apprend également que 40% des personnes interrogées repoussent à plus tard l'achat de ces produits à cause de leur complexité. C'est la première fois que je vois une étude de ce genre faite à l'échelle mondiale et dont la méthodologie semble solide (quoique je m'interroge sur le fait que 62% des répondants étaient de sexe féminin. Est-ce représentatif du profil des consommateurs?) Un sommaire très complet (en format PDF) de l'étude est disponible. Sinon, vous pouvez vous contenter du simple communiqué de presse, beaucoup moins riche.

2003-07-10 - Jean-François Petit

L'architecture de l'information en français

[L'architecture de l'information en français] En début de semaine, le site de l'initiative de traduction de l'Institut Asilomar pour l'Architecture de l'Information a été inauguré en français, espagnol, portuguais, italien, néerlandais, danois et en japonais! L'objectif est de fournir des ressources aux architectes de l'information en traduisant dans leurs langues tant des articles de vulgarisation pour la promotion du domaine que des articles plus techniques.

2003-07-03 - Stéphane

À propos de ce blogue

La conception, l'évaluation et l'amélioration de l'expérience des utilisateurs des technologies de l'information (principalement le Web) constituent le coeur de nos activités quotidiennes et par ce fait même, constituent également les thèmes majeurs de notre blogue. On y écrit donc principalement sur l'ergonomie cognitive, les méthodes d'évaluation de l'utilisabilité, l'architecture de l'information, le design, ainsi que sur les aspects sociaux de l'usage des technologies de l'information.

ISSN 1707-911X