Idéalog, le blogue d'Idéactif
D'une culture à l'autre de l'ONF : Un design centré utilisateur en contexte multiculturel
Les ingrédients clés de la démarche ont été dévoilés et illustrés lors de cette présentation du making-of de la création du plus récent site Web de l'ONF portant sur la diversité culturelle au Canada. Un site qui retrace une histoire étonnante à travers des documents d'archives vidéos, audios et photos des années 40 à aujourd'hui, ainsi que des entrevues et vox populi spécialement conçus pour ce site.
Utilisabilité, accessibilité, standards Web, respect des normes et standards ouverts, SEO, et mesure sont au rendez-vous.
Vous pouvez consulter ci-dessous le fichier powerpoint de ma présentation. Il ne rend compte évidemment que d'une partie de ma communication, mais ça donne tout de même un bon aperçu.
Utilisabilité Québec à Intracom 2008
J'y présenterai l'étude de cas D'une culture à l'autre de l'ONF : Un design centré utilisateur en contexte multiculturel, dans la piste «Communication et société», en continuité avec la conférence d'ouverture du renommé Aaron Marcus, Le design Web lié aux expériences multiculturelles.
Je participerai également au panel Amélioration de la qualité des réalisations Web, en compagnie de 4 autres panelistes : Benoit Piette de W3Québec, Jean-François Renaud d'Adviso, Guillaume Séguin d'Okiok et Samuel Lavoie de NVI Solution.
D'autres membres d'Utilisabilité Québec y participeront :
- La Clinique d'évaluation en ergonomie et en accessibilité en direct, avec Julie Saulnier et Alain Robillard-Bastien d?Utilisabilité Québec et Denis Boudreau d?Accessibilité Web
La conférence Les séniors sont-ils devenus technos ?, Utilisabilité Québec et Impact Recherche dévoilent les résultats d'une vaste étude sur l'utilisation d'Internet par les personnes de plus de 50 ans, avec Stéphanie Le Rouzic et Sandrine Prom Tep d'Utilisabilité Québec
Utilisabilité Québec accueillera également les quelques 300 participants à leur kiosque afin de les informer, échanger avec eux et répondre à leurs questions.
Ambassadrice de Montréal pour le UX Network
Journée mondiale de l'utilisabilité le 8 novembre
Principalement développée dans le secteur des technologies numériques, l'utilisabilité ne s'est pas beaucoup préoccupée des produits de la vie courante. Aussi, notre communication, sous la forme de clins d'oeil à l'ergonomie, tentera de montrer qu'il est possible, utile et nécessaire d'intégrer l'utilisabilité à tous les produits, y compris au vin. Pour ensuite faire un parallèle avec l'utilisabilité appliquée à Internet.
Le vin est un produit qui n'est pas facile à utiliser? Qui comprend facilement un produit dont les conditions d'utilisation varient en fonction des contextes sociaux, des appariements culinaires, des pratiques et des rites culturels? Qui souhaiterait se faire ridiculiser par l'usage inapproprié ou maladroit d'une bouteille mal choisie ou servie? On voit bien que l'usage du vin dépend de très nombreuses variables que le consommateur a bien du mal à comprendre. Alors pourquoi les concepteurs de la divine bouteille ne font-ils pas d?efforts pour comprendre l'usage réel et actuel du vin? Pourquoi ne feraient-ils pas un peu d'utilisabilité de leurs produits?
À votre santé!
Pour célébrer l'événement (et pour accompagner le thème de la conférence!), un verre de vin vous sera offert pour l'occasion par Idéactif Conseil (pour Montréal) et Impact Recherche (pour Québec). Formule «Apportez votre lunch». Visitez www.utilisabilitequebec.org/evenements pour tous les détails.
Chargée de cours sur l'expérience utilisateur
Acheter en ligne, c'est du travail, 2ème partie
- J'achète très souvent en ligne et, non, je ne suis pas traumatisé par mes expériences. En fait la plupart du temps, ça se passe assez bien.
- En dépit des caractéristiques dures et froides du médium Web, il est évidemment possible de créer une expérience utilisateur très positive et même agréable (sinon je ne me rendrais pas au bureau à tous les matins pour faire exactement ça!)
Acheter en ligne, c'est du travail
Il y a quelques années, après avoir assisté à de très nombreuses séances de tests d'utilisabilité et d'évaluation de la qualité de l'expérience utilisateur chez Idéactif, j'avais déjà le très net sentiment que cette "fatigue" était intrinsèque au médium lui-même, et qu'elle n'était pas nécessairement liée à la qualité des sites Web qu'on évaluait. J'ai toujours pensé que le Web était un médium dur et froid, non pas dans le sens voulu par McLuhan, mais plutôt par rapport au peu d'émotion qu'il peut engendrer chez l'utilisateur, tellement l'énergie cognitive de celui-ci est essentiellement dépensée dans la réussite d'une tâche. Dans nos sociétés modernes, l'activité de magasiner en est une d'émotion et de plaisir avant tout (des plaisirs et des émotions assez vides, mais bon, qui suis-je pour en juger?) Manipuler un site Web pour acheter un livre, ou pire!, un ordinateur ou même un simple écran (voir l'expérience de Michael Carpentier chez Dell) peut devenir une expérience pénible, et à la limite, traumatisante, dans le sens où une expérience peut nous faire décider de ne plus jamais revivre cette même expérience.
Un peu comme le fait que le taux d'analphabétisme très élevé va ultimement stopper l'adoption de l'internet au Québec et ailleurs dans nos sociétés dites "avancées", ce mur cognitif lié à la tâche de magasiner en ligne devrait fortement limiter le taux de progression des ventes en ligne. Dans les deux cas, on n'en parle pas et on fait semblant que ça n'existe pas. Ce n'est pas très bon pour les ventes, comme ils disent.
Notre conférence sur le cas Radio-Canada.ca
Un adulte sur deux au Québec
Et le grand gagnant est...
qui se distingue par sa facilité d'utilisation.
Bravo à toute l'équipe qui a pris à coeur d'optimiser l'expérience utilisateur du site Web média francophone parmi les plus visités au Canada ? avec 1,8 millions de visiteurs uniques par mois. Le défi était de taille. Radio-canada.ca comporte plus de 350 000 pages de contenus en français avec plus de 4 000 heures de segments audio et vidéo ainsi que 8 000 clips d?archives.
La nouvelle page d'accueil met davantage en valeur les contenus de la radio et de la télévision, en plus des contenus exclusivement Web. La navigation globale du site est plus harmonisée. Nous sommes très heureux d'avoir participé à ce renouveau chez Radio-Canada. Notre collaboration se situait au niveau de l'analyse contextuelle, l'architecture de l'information et de l'interaction, puis, la Cellule d?essai de l?expérience utilisateur (en personne et à distance), une formule exclusive à Idéactif. La navigation et le design de la page d'accueil et des contenus d'information ont été repensés en consultation avec des utilisateurs de Montréal, Québec et l'Estrie qui nous ont accompagnés durant la démarche. Consultez l'étude de cas sommaire pour plus de détails.
J'en profite pour féliciter toutes les personnes qui ont travaillé sur les 4 sites qui ont reçu une mention spéciale pour souligner leur facilité d'utilisation, ainsi que tous les participants de cette première édition. C'est par les efforts combinés de plusieurs personnes et organisations sensibles à l'expérience utilisateur que l'espace Web deviendra plus agréable et simple à utiliser. J'ose même dire «plus facile à vivre».
Les sites Web primés sont-ils si affreux?
(La surface brillante gagne des prix. La vraie substance gagne des clients/visiteurs).
Nous le répétons depuis belle lurette chez Idéactif, le Web est un espace fonctionnel et pratique. Un bon site Web amène le visiteur à passer à l'action, à cheminer aisément, à l'aide d'un langage (textuel et visuel) simple, clair et substantiel. Pas vraiment la place pour des mots (ou images ou animations) qui sonnent bien mais ne veulent rien dire. Ceci dit, le flash et l'animation avec une intention claire et utile, pourquoi pas? Si ça ajoute au service, à la compréhension et à l'expérience globale des visiteurs/clients, bien des moyens sont bons.
Ces jours-ci, je vais justement évaluer des sites Web dans le cadre des Prix québécois de l'utilisabilité. J'espère que ce nouveau concours démentira les propos de McGovern, déjà partagés par plusieurs, en s'attardant davantage à la substance qu'au luisant. Ces prix récompenseront des produits qui se distinguent par leur facilité d'utilisation. Les membres du jury sont composés d'experts en ergonomie et de consommateurs. Le dévoilement des produits gagnants est prévu en novembre. À suivre.
Qui sont les débranchés au Québec?
En février 2005, j'avais posé une question rhétorique à propos des 40% des Québécois qui sont "manquants" sur Internet. Mon hypothèse: les Québécois qui n'utilisaient toujours pas Internet seraient les mêmes qui sont considérés comme des analphabètes au sens fonctionnel du terme. Un an et demi plus tard, le sondage NETendances CEFRIO - Léger Marketing nous indique que la proportion des Québécois "débranchés" semble se stabiliser à environ 35%, avec même une pointe à près de 38% en juillet 2006. N'est-il pas étrange que la proportion de ceux qui n'utilisent jamais Internet est pratiquement encore et toujours identique à celle que représente celle de la population la moins alphabétisée? Il y a une réelle stagnation au Québec dans le degré d'adoption d'une technologie qui est au coeur de la diffusion de la connaissance, des idées et des opinions, et personne ne semble s'en inquiéter. J'ai parcouru rapidement la liste des 39 études réalisées par le CEFRIO sur les internautes au Québec, et aucune ne semble avoir pour sujet cette question.L'expérience utilisateur au lavabo

On croit souvent, et à tort, que la qualité de l'expérience utilisateur se limite au Web ou aux technologies. Prenez par exemple le savon SquidSoap qui s'adresse aux enfants. Les spécialistes de l'hygiène disent depuis longtemps que de se laver les mains est un des meilleurs moyens pour enrayer la transmission de maladies infectieuses comme le rhume et la grippe. Mais il ne suffit pas de se laver les main, il faut également les laver durant au moins 15 à 20 secondes. Comment convaincre les enfants, impatients de nature, à suivre cette consigne un peu abstraite? SquidSoap (traduction littérale: "savon de pieuvre") imprime un cercle d'encre dans la paume de la main de l'utilisateur qui actionne la pompe de la bouteille de savon. Et, par une heureuse coïncidence, cette tache d'encre disparaît après 15 à 20 secondes de lavage. Cette solution ingénieuse et amusante, parfaitement adaptée à son groupe cible, m'est immédiatement apparue comme étant un excellent exemple de design qui offre une expérience d'utilisation satisfaisante. Sans faire trop d'efforts cognitifs, l'utilisateur de ce produit arrive à réaliser une tâche importante d'une façon correcte. Par le fait même, il y a un apprentissage qui pourra lui servir toute sa vie durant.
Un simple questionnaire pour mesurer l'utilisabilité?
Facilitez-vous la vie!... et célébrez!
C'est une occasion de se rappeler que ça fait 6 ans qu'Idéactif Conseil se consacre à améliorer l'expérience vécue par les utilisateurs! Ça représente quelque 2190 jours, près de 200 projets qui ont, ont eu et auront, des impacts significatifs (en dépit des obstacles qui en réduisent la portée) sur un grand nombre d'utilisateurs de produits interactifs à l'échelle québécoise, canadienne et internationale.
Des projets aussi diversifiés que :
- le site des Archives numérisées vidéo et audio de Radio-Canada rendant accessible notre mémoire collective télévisuelle et radiophonique à tous les canadiens et à tous ceux qui s'y intéressent à travers le monde
- le service de Changement d'adresse du Gouvernement du Québec pour tous les citoyens de la province
- le jeu ludo-éducatif en ligne 2k40 du Centre des Sciences pour les jeunes de 6 à 12 ans
- le service Accès D de Desjardins offert à tous leurs clients
- le service téléphonique automatisé «Amélie» (IVR) de Bell Canada pour leurs abonnés
- l'intranet du Cirque du Soleil utilisé par leurs employés et partenaires à travers le monde
Déjà 6 ans... c'est si peu et à la fois c'est beaucoup.
Vivant au coeur d'une époque où la technologie occupe une grande place dans la vie quotidienne des gens, tous ces efforts ont été déployés depuis 6 ans (en fait, 12 à 15 ans individuellement au sein de diverses organisations) dans un esprit de découverte et d'innovation, avec le souci constant de simplifier et d'embellir la vie des gens.
Il reste tant à faire dans ce domaine... Mais aujourd'hui, portons un toast à cette journée qui met en lumière tout ce qui a été accompli déjà et ce qui reste à faire pour rendre plus simple et plus agréable la vie de milliards de gens dans le monde. Et poursuivons la route, aussi modestement soit-il! Merci à tous nos clients, collaborateurs et partenaires qui ont partagé notre vision jusqu'ici.
Je conclus sur une notre ludique en vous invitant à essayer ce jeu express proposé par Human Factors International (HFI) qui illustre bien l'importance des standards Web pour assurer une navigation consistante, ingrédient essentiel à une expérience utilisateur positive. Bonne chance!
Première journée internationale de l'utilisabilité
La motivation, plus importante que l'utilisabilité?
AJAX, un nouveau modèle d'interaction sur le Web
NETendances: qui sont les 40% manquants?
On lit ou entend souvent le mot "retard" ou "fossé" associé à ces résultats. Pourtant, j'ai rarement ou jamais lu ou entendu une analyse sérieuse sur les causes de ce fameux "retard". De mémoire, certains sondages ont exploré la question, mais les réponses étaient peu concluantes, du genre "Internet ne m'intéresse pas", ou "je n'en ai pas besoin." On tente souvent d'expliquer le phénomène par des données socio-démographiques (revenus, scolarité, etc.) C'est une bonne piste, mais le lien entre ces données et le fait de ne pas se brancher est probablement indirect.
Si on laisse tomber les aspects purement démographiques et qu'on analyse la question du point de vue cognitif ou fonctionnel, il émerge un lien qu'il est très difficile d'ignorer mais qui est peu discuté : le taux d'analphabétisme dans nos sociétés dites "avancées" correspond de très près au taux de personnes qui n'utilisent pas Internet. Telles qu'elles existent actuellement, les activités accomplies sur Internet nécessitent des capacités de lecture (et même d'écriture) très élevées. Même avant d'atteindre sa page Web favorite, un utilisateur moyen doit transiter à travers de 4 à 5 "couches" qui nécessitent des efforts cognitifs et langagiers assez intenses :
- le système d'opération de son ordinateur (ouvrir son ordinateur, trouver et démarrer des logiciels);
- l'interface du logiciel (dans ce cas-ci, MS Explorer, Firefox ou autre);
- l'interface du site Web lui-même (navigation et recherche)
Imaginez maintenant une personne dont les capacités de lectures sont modérées à faibles, qui a peu confiance en ses moyens face à la technologie et qui plus souvent qu'autrement a toujours caché son problème. Si un sondeur questionne cette personne pour savoir pourquoi elle n'utilise pas Internet, il est assez improbable qu'elle ira dire qu'elle ne sait pas lire ou écrire. Et pourtant, il y a encore près de 40% des adultes québécois agés de 16 à 65 ans qui ont des capacités très réduites en lecture. Et le problème est plus grave chez les 16 à 25 ans. Ce phénomène ignoré est pourtant bien documenté. Les 40% débranchés seraient-ils les mêmes qui ont des difficultés majeures de lecture? Il est certain que tous les débranchés ne sont pas analphabètes, mais on peut quand même imaginer qu'une grande part de ceux-ci le sont peut-être. Si cette hypothèse s'avère vraie, le taux d'utilisation d'Internet au Québec friserait donc sa limite potentielle (le graphique suivant semble le démontrer) et il est peu probable d'espérer de grandes avancées à partir de maintenant. À moins bien sûr d'abaisser le taux d'analphabétisme fonctionnel, ce qui pourrait prendre une génération ou plus.
Un utilisateur lève le voile et lève l'ancre...
Sit down to work. Ten minutes in, the new mail icon tempts me from the bottom of the screen. I'll just check. Nothing like a few juicy new e-mails. Click a few links. Scan a few websites. Oh 20 minutes has just passed. Better get back to work. Now where was I? Start work again. Feel like a reward. I'll just check news.bbc.co.uk. See if anything's happened in the three minutes since I last looked. Follow a few 'related links'...
Half an hour has passed. I feel like I've done something, but actually I haven't. All that's happened is that I've been distracted by constantly rising info urges. I spend most of my day like this, divided between what I need to do and what the internet wants me to do - which is look at it. Constantly.
Vous vous reconnaissez? Moi oui. Au delà de l'anecdote, cette confession lève le voile sur l'inavouable et nous présente le côté plus sombre de l'accès haute vitesse universel. Reste à savoir si les avantages dépassent les inconvénients.
Cinq ans déjà
Et si vous étiez magicien du Web?
À titre d'exemple, Tog relate celui du fameux bouton «Transmettre» sur lequel, au début du Web surtout, les utilisateurs cliquaient à plusieurs reprises parce qu'il semblait ne rien se produire. En fait, la requête était en cours de traitement, mais compte tenu du temps d'attente, l'utilisateur se trouvait à redémarrer malencontreusement le processus au complet. Afin de résorber ce problème, les designers ont remplacé le bouton par une tasse de café, incitant les gens à patienter jusqu'à ce que le processus soit complété. Simple stratagème qui a porté fruit. Prenons aussi l'exemple de la corbeille sur l'ordinateur. Quand on glisse un fichier à la poubelle, il n'est pas réellement supprimé car il existe encore quelque part sur le disque. C'est plutôt le pointeur au fichier qui est disparu et non le document lui-même. L'illusion s'avère convaincante.
Si seulement il était possible d'arriver à faire disparaître TOUTE ambiguïté dans une interface, par simple magie... ;-)
Un conseil de Tog à tous les magiciens du Web en devenir :
"Keep it useful, keep it swift and then add showmanship."
L'architecture de l'information en entreprise
La complexité nuit aux ventes des technologies
L'architecture de l'information en français
À propos de ce blogue
La conception, l'évaluation et l'amélioration de l'expérience des utilisateurs des technologies de l'information (principalement le Web) constituent le coeur de nos activités quotidiennes et par ce fait même, constituent également les thèmes majeurs de notre blogue. On y écrit donc principalement sur l'ergonomie cognitive, les méthodes d'évaluation de l'utilisabilité, l'architecture de l'information, le design, ainsi que sur les aspects sociaux de l'usage des technologies de l'information.
ISSN 1707-911X

